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SPyDiag dans La Nouvelle République : une technologie de pointe née à Tours qui va changer la donne pour les greffes de rein

SPyDiag dans La Nouvelle République une technologie de pointe née à Tours qui va changer la donne pour les greffes de rein

La Nouvelle République met en lumière SPyDiag dans un article publié en avril 2026, consacré à cette innovation technologique issue de la recherche universitaire tourangelle. Le quotidien régional souligne comment cette start-up en biotechnologie s’apprête à transformer la prise en charge des patients greffés rénaux grâce à ses solutions de diagnostic et de thérapie contre le BK virus.

Une reconnaissance médiatique pour une innovation née à Tours

Fondée en 2020, SPyDiag est une société de recherche et développement issue des travaux menés au sein des universités de Tours et d’Amiens. L’équipe, composée de 5 cofondateurs dont 4 docteurs en sciences et un CEO diplômé de HEC, développe des anticorps à visée diagnostique et thérapeutique pour lutter contre les infections à polyomavirus.

La parution dans La Nouvelle République, sous le titre « Fruit d’une recherche universitaire à Tours, cette technologie de pointe va changer la donne pour les greffes de rein », témoigne de la montée en puissance de SPyDiag dans l’écosystème deeptech français. Cette couverture intervient alors que la Faculté de Pharmacie de Tours a récemment sélectionné SPyDiag parmi les projets finalistes de la Fabrique Deep Tech.

Le BK virus : un enjeu majeur pour les 100 000 greffes rénales annuelles

À l’échelle mondiale, le nombre de greffes de rein est en augmentation constante et a atteint près de 100 000 en 2023. Après une transplantation, le BK virus (BKPyV) peut se réactiver sous l’effet des traitements immunosuppresseurs et menacer directement le greffon. La néphropathie à BK est une maladie grave pouvant entraîner l’échec de la greffe rénale et un retour en dialyse.

En l’absence de traitement antiviral spécifique, une surveillance précoce de la réactivation virale est indispensable pour ajuster finement le traitement immunosuppresseur. C’est précisément sur ce créneau encore imparfaitement couvert que SPyDiag se positionne.

UriFastBK : un test urinaire rapide qui change les règles du jeu

SPyDiag a développé UriFastBK, un test urinaire rapide de type lateral flow, conçu pour détecter la présence du BKPyV dans les échantillons urinaires. Ce test cible la protéine de capside VP1 du virus et fournit un résultat en quelques minutes.

Ses atouts par rapport à la PCR classique :

  • Rapidité : résultat exploitable en quelques minutes, contre un délai plus long pour la PCR
  • Simplicité : utilisable au chevet du patient, sans mobiliser un plateau technique lourd
  • Coût réduit : moins coûteux que la qPCR traditionnelle
  • Fréquence accrue : permet d’augmenter la régularité du dépistage et de raccourcir le délai entre signal et action

Actuellement, il n’existe aucun test antigénique BK virus sur le marché, ce qui confère à SPyDiag un avantage compétitif déterminant.

BKNeutrol : une ambition thérapeutique inédite

Au-delà du diagnostic, SPyDiag développe également BKNeutrol, un programme d’immunothérapie basé sur un anticorps bi-spécifique dirigé contre la protéine VP1, capable de neutraliser les deux principaux sous-types du BKPyV couvrant 95% des patients. Ce traitement innovant repose sur des anticorps monoclonaux humanisés (brevet en cours) et vise à offrir une réponse thérapeutique spécifique là où seul l’ajustement de l’immunosuppression existe aujourd’hui.

SPyDiag : une prise en charge globale du patient greffé

L’originalité de SPyDiag réside dans sa capacité à proposer une approche intégrée — du diagnostic à la thérapie — pour améliorer la qualité de vie des patients et réduire les coûts pour le système de santé. Cette vision globale, saluée par La Nouvelle République, positionne la start-up tourangelle comme un acteur clé de l’innovation en transplantation rénale.

« Rendre le dépistage plus accessible et ouvrir la voie à une approche thérapeutique spécifique afin d’améliorer durablement la trajectoire des patients greffés. » — SPyDiag

https://www.lanouvellerepublique.fr/tours/fruit-d-une-recherche-universitaire-a-tours-cette-technologie-de-pointe-va-changer-la-donne-pour-les-greffes-de-rein-1775811212